Violences sexuelles étudiantes : le viol est normal en France

12 octobre 2020 Risques 2 commentaires

Chiffres catastrophiques publiés par l‘Observatoire étudiant des violences sexuelles dans son dernier rapport, résumés et commentés ci-dessous.

Information des étudiant·e·s

  • 1 étudiant·e sur 5 ne connaît pas la distinction entre agression sexuelle et harcèlement sexuel et la distinction entre agression sexuelle et viol.

Une belle piste pour les cours d’instruction civique.

Surveillance des risques

Les risques sont les suivants, les probabilités durant la durée des études sont précisées :

  • P = 58% : Violence verbale
  • P = 48% :  Contact physique non-désiré
  • P = 40% : Propos LGBTQI+phobes
  • P = 34% : Violences sexuelles
  • P = 24% : Violences sexuelles  sous l’emprise de l’alcool
  • P = 4% : Viol
  • P = 5 % : Témoin de viol
  • P = 3% :  Ne savent pas s’ils ont été victimes ou témoins de viols
  • P = 89% : les faits ne sont pas remontés

Vous ne rêvez pas, les viols sont multi-témoins et quasi jamais remontés.

Pour résumer, un·e étudiant·e à :

J’utilise le · par coquetterie, en fait nous parlons essentiellement de femmes.
  • 60% de chances de se faire traiter de pute
  • 50% de chance de se faire mettre la main au cul
  • 1 chance sur 3 de subir des violences sexuelles
  • 1 chance sur 20 de subir un viol

Le niveau de risque vaut :

NR = log(0.6×10.1.5 +0.5×10.2 + 0.3×10.3+ 0.05×10.4) = 2.9

2.9 correspond à un risque élevé, la covid est à 1.7:

le risque de VIOL des étudiantes est 16 FOIS PLUS IMPORTANT (fréquence et gravité combinées) que celui de décès de la COVID

Mais vous n’êtes pas prêts de vous faire une soirée bfm sur le sujet.

Phénomènes et situations dangereuses associées aux viols des étudiant·e·s

5 principales causes selon les répondants :

  1. P = 20% : L’effet de groupe et la pression pour être bien intégré
  2. P=18% : L’impunité pour les personnes ayant commis ce type d’acte
  3. P = 18% : L’alcool conduit les gens à agir différemment
  4. P = 18% : L’éducation des étudiant·e·s
  5. P = 56% (des viols) : en soirée ou en week-end

Que faire ?

  • En parler, beaucoup, jusqu’à en faire assez. Le sujet passionne peu (ce sont des femmes, jeunes); à nous de le remettre au centre des débats et d’oublier les matchs du psg.
  • Arrêter l’hyper sexualisation des femmes, des pubs aux plateaux télé en passant par les clips et Linkedin.
  • Fumez des pétards au lieu de vous torcher la gueule.
  • Parents : parlez-en avec vos gosses, filles et garçons.
  • Témoins : témoignez.