Masques : vers le remboursement des masques chirurgicaux contre le coronavirus

25 août 2020 Coronavirus 1 commentaire

Le CNEDiMTS a rendu un avis favorable pour le masque chirurgical Yingmed (un fabricant chinois, vive l’ironie) utilisé pour la prévention de la transmission interhumaine des infections par le virus SARSCoV-2 par les gouttelettes de salive ou de sécrétion des voies aériennes supérieures par le port du masque chez les patients atteints de Covid-19 et les patients à haut risque de développer une forme grave d’infection au virus SARSCoV-2 définis par le Haut Conseil de la Santé Publique.

Résumé des informations intéressantes

Ces informations sont déjà largement compilées dans l’article Covid-19 | Données & Modélisations | Masques, Distanciations, Activités sociales, R0, Épidémiologie, Mortalité

  • Masque chirurgical selon la norme EN 1483
  • Classe I, non stérile
  • La Commission recommande que le masque soit pris en charge sur prescription médicale pour les patients atteints de Covid-19 et les patients à haut risque de développer une forme grave d’infection au virus.
  • Population :  Les personnes âgées de plus de 65 ans qui s’élèvent à 13 750 578 ainsi que les patients atteints de Covid-19 et les autres personnes à risque de développer une forme grave.
  • Données de la littérature :
    • L’incidence de syndrome grippal de 22,3% dans le bras masque chirurgical, 15,2%  dans le bras FFP2 et 16% dans le bras contrôle
    • Syndrome pseudo-grippal : chir : 0.17%; tissu : 2.28% (bénéfice/risque = x 13 en faveur du masque chirurgical)
    • Infection virale : chir : 3.28%; tissu : 5.45%
    • Les études randomisées de Macintyre et al. ne montrent pas de différence
      statistiquement significative sur le risque infectieux entre le port du masque chirurgical et son absence de port

L’avis cite également des avis publiés en début de crise, voir l’article dédié aux masques, qui sont pourtant largement périmés.

 

Conclusion

Enfin un pas vers la science : la HAS reconnait qu’il faut utiliser (à minima) des masques chirurgicaux lorsque le risque n’est pas acceptable.

Il ne reste plus qu’à interdire les masques barrière Afnor.

 

source : HAS